08/01/2019 – Cinq choses que vous ne saviez sans doute pas sur le parfum

Classé dans : Actualités, Non classé | 0

L’univers mystérieux du parfum vous fascine mais, las, vous n’avez aucune culture olfactive. « Le grand livre du parfum » répondra à toutes vos questions, et plus encore. La preuve avec ces cinq infos étonnantes glanées au fil de ses -très belles- pages.

Petite bible de la culture olfactive, ce livre est un trésor pour toute personne voulant découvrir les aspects, des plus techniques aux plus ludiques, de cette industrie si sensible. Et c’est justement ce qui a retenu mon attention : ces petites anecdotes, plus improbables les unes que les autres, qui ponctuent l’Histoire de la parfumerie. En voici cinq qui m’ont marquée.

1 : La cloison nasale, un mini cerveau en plein milieu du visage 

Saviez-vous qu’il y a des neurones dans notre nez ? Après le ventre deuxième cerveau, la cloison nasale serait elle aussi un espace réflexif à part entière. Si la cloison intestinale abrite près de 200 millions de neurones (100 milliards pour le cerveau), notre toute petite cloison nasale, elle, est composée de 10 millions de neurones olfactifs, en forme de cils, jouant le rôle de petits canaux de transmission vers la zone cérébrale. Cet agrégat de neurones, aussi appelé muqueuse olfactive, est à peine plus grande qu’un timbre poste déplié et est entièrement constitué d’eau. Grâce à lui, nous respirons d’ailleurs diverses odeurs bien avant la naissance, celles transportées par le liquide amniotique de la mère !

2 : Le parfum, un (vain) bouclier anti-maladie

Le parfum n’a pas toujours été utilisé comme une essence précieuse, sublimant l’odeur corporelle. À la Renaissance, à une période où l’utilisation de l’eau était proscrite pour le corps et ou la mauvaise odeur était synonyme de maladie, les personnes les plus aisées renfermaient dans une pommandre, petite bonbonne de forme circulaire, un petit mélange de plantes aromatiques, servant de bouclier olfactif et anti-miasmes.

Cette technique était-elle vraiment efficace ? Spoiler : non. La théorie de la transmission par l’air de graves maladies telles que le choléra ou la peste a d’ailleurs depuis été réfutée. Toujours est-il que les médecins ont, pendant des décennies, soigné les malades affublés d’un masque contenant des plantes aromatiques censées éloigner le mal. Ah… les doux pouvoirs des placebos !

3 : Urine et vomi de baleine, matières premières pour grands jus

 l’ambre gris par exemple, souvent utilisé en parfumerie, est une matière provenant du grand cachalot. Mais rassurez-vous, on ne touche pas à l’animal pour récupérer l’essence requise. Ce mammifère, en grand consommateur de calamars qu’il est, sécrète une substance pour panser les nombreuses plaies qui apparaissent dans son appareil digestif après consommation du mollusque à bec. La substance une fois libérée – du vomi, CQFD- flotte dans les flots, ce qui permet aux pêcheurs de la récupérer facilement.

Autre matière utilisée et récupérée par des voies insoupçonnées : l’hyraceum. Même si elle reste peu employée pour la conception du parfum, sa provenance m’a plongée dans un abîme de perplexité. L’hyraceum ou pierre d’Afrique, provient en réalité de l’urine fossilisée d’un petit animal d’Afrique du Sud, le daman du Cap. Ce rongeur des sables urine systématique au même emplacement ce qui a pour conséquence la cristallisation de cette matière au fil du temps.

Pour ce qui est de la civette – matière première longtemps utilisée par les laboratoires de création mais aujourd’hui délaissée pour une reproduction synthétique – elle provient à l’origine des sécrétions anales d’une sorte de petit chat vivant en Ethiopie, la dénommée civette -vous suivez ? Avec ces révélations, je suis sûre que, comme moi, vous ne regarderez plus de la même manière votre flacon de parfum. 

4 : L’orgue à parfum, l’indispensable outil du parfumeur

Pour ce qui est de la réalisation d’une nouvelle production, le parfumeur utilise… un orgue ! Mais par n’importe lequel. Constitué de 2 à 3000 produits, l’orgue à parfum abrite les matières premières utilisées par le laboratoire de création. Le parfumeur puise dans cet attirail pour créer sa propre palette, dont il se servira par la suite pour élaborer une essence. Une nomination qui n’est pas anodine quand on sait que le monde du parfum a largement puisé dans le champ lexical des pratiques artistiques.

5 : L’IFRA, la CIA du parfum

Et oui dans le champ de la parfumerie il existe aussi une police réglementant les pratiques à suivre ou à réprimander. Créée en 1973, The International Fragrance Association est un organisme institué par les industries de la parfumerie. La mission de ces agents doubles est de collecter des informations sur les ingrédients et les formules utilisés par les parfumeurs et les laboratoires de création pour concevoir un parfum.

Cet article provient du site internet : https://www.marieclaire.fr/grand-livre-du-parfum,1291171.asp

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

quatre × un =