23/04/2019 – Pour encore plus de chocolat…

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Alors la chasse aux oeufs et la dégustation étaient bonnes ? Vous désirez encore plus de chocolat aujourd’hui, vous en avez pas eu assez ?

HBES a la solution qu’il faut pour les amoureux de chocolats ! En effet depuis plus de 15 ans maintenant, ainsi, grâce à son expertise, à son équipe de parfumeurs, les fameux « nez » et à sa riche collection de parfums issue de la haute parfumerie grassoise développée au cours de ces dernières années pour répondre aux besoins de ses multiples clients, HBES crée l’ambiance olfactive qui vous correspond et vous permet de communiquer par l’odorat.

Pour vous, addict aux chocolats, HBES propose un parfum intérieur Chocolat Noir, 100% de cacao, ce parfum dégage une odeur d’amertume vaporeuse et très tenace et apporte une note poudrée, légèrement épicée. Une odeur comestible pour petits et grands.

Une fragrance douce, chaude et gourmande qui excite vos papilles. Un luxe séduisant. 

Vous pourrez retrouver toute notre collection de parfums d’intérieur bientôt sur notre boutique en ligne. Attention tenez-vous prêts !


19/04/2019 – Dans un restaurant à Bordeaux, le client n’a pas le droit d’utiliser ses cinq sens pour le dîner

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Samedi 6 avril, à l’occasion des Journées nationales tourisme et handicap, le chef Adrien Ferran propose un dîner spécial à Bordeaux autour des cinq sens, avec quelques surprises.

En octobre 2018, le restaurant Tables de Vatel avait concocté un dîner "dans le noir".
En octobre 2018, le restaurant Tables de Vatel avait concocté un dîner « dans le noir ». (©Tables Vatel)

Pour sensibiliser le grand public à l’occasion des Journées nationales tourisme et handicap, le chef bordelais Adrien Ferran a eu une idée originale : ce samedi 6 avril 2019, dans le restaurant Tables de Vatel à Bordeaux, il propose aux clients de se mettre tour à tour dans la peau d’un anosmique (absence d’odorat), d’un sourd, d’un aveugle puis d’un muet.

Quatre plats, quatre expériences différentes

Durant l’intégralité du dîner, il n’y a que le goût que les gourmands ne perdront pas au fil des quatre plats. L’expérience démarre par la mise en bouche, dégustée sans pouvoir utiliser son odorat. Ensuite, l’entrée se mange sans l’ouïe, puis le client est privé de la vue pour le plat principal, avant de perdre la parole pour le dessert. 

Pour ce repas spécial, Adrien Ferran met à l’honneur quatre produits de saison : l’asperge, le veau du Gers, le fruit de la passion et le Beaufort. Attention de ne pas perdre l’appétit en cours de repas !

Cet article provient du site internet : https://actu.fr/nouvelle-aquitaine/bordeaux_33063/dans-restaurant-bordeaux-client-na-pas-droit-dutiliser-cinq-sens-le-diner_22773632.html

18/04/2019 – DE L’ORANGER À L’YLANG, DU COOL AU CUIR, GUERLAIN MULTIPLIE LES NOUVEAUTÉS

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Après trois Aqua Allegoria en mars dernier, ce sont pas moins de six nouvelles créations qui rejoindront les collections existantes avant l’été. D’ici juin, Guerlain lancera ainsi deux féminins, un masculin, et trois exclusifs.

Après sa dernière version Intense, la gamme « Shalimar Souffle de Parfum » (lui-même flanker de Shalimar) accueille une quatrième variation. Comme son nom l’indique, Shalimar Souffle d’oranger célèbre l’oranger sous toutes ses formes, réinterprétant « la sensualité de Shalimar » avec « une touche joyeuse, pétillante et innocente », selon la marque. Le petitgrain (soit les feuilles et rameaux de l’arbre), vert et frais, ouvre la composition avec la bergamote et la mandarine, avant d’être relayé par les notes plus solaires du néroli et du jasmin Sambac, puis par la richesse de l’absolu de fleur d’oranger, de la vanille et du santal.

Ma Robe plissée s’ajoute au vestiaire de La Petite Robe noire. Cette interprétation « capture l’élégance innée de la Parisienne en vacances sur les bords de Seine ». Décrite comme « florale verte, fraîche et joyeuse », elle marie agrumes, notes vertes, amande, abricot, rose, muscs blancs et patchouli.

Pour L’Homme idéal Cool, les parfumeurs maison Thierry Wasser et Delphine Jelk ont retravaillé « l’irrésistible amande, signature olfactive de L’Homme idéal » grâce à un « accord rafraîchissant » (bergamote, orange, menthe, anis étoilé), un « accord charmant » (amande, néroli, notes aquatiques), et un « accord élégant » (vétiver, patchouli, ambroxan).

Dans la collection « Maison », l’Eau de bain rejoint l’Eau de lit, l’Eau de lingerie et l’Eau de cashmere. S’inspirant de « la gestuelle raffinée des eaux de toilette du XIXe siècle, dont on versait jadis quelques gouttes dans la baignoire », elle allie bergamote, fleur d’oranger, amande, muscs et vanille, pour une composition « rafraîchissante et relaxante ».

Du côté des exclusifs, la gamme des « Absolus d’Orient » s’enrichit avec Cuir intense. Dans ce « cuir à fleur de peau », des « notes sombres cuirées-boisées » sont associées à l’osmanthus, une fleur aux nuances abricotées mais aussi légèrement cuirées, au bois de santal, au cèdre et au tabac.

Enfin dans la série « L’Art et la Matière », arrive Embruns d’ylang. Pour célébrer cette fleur qui n’a « que rarement tenu le rôle principal ou obtenu une tête d’affiche dans un parfum », souligne Guerlain, Thierry Wasser a choisi une essence d’ylang-ylang des Comores. Ses facettes épicées sont soulignées par le clou de girofle, tandis que son « tempérament volcanique » contraste avec des embruns iodés et des notes boisées, afin d’évoquer « un rayon de soleil filtrant au travers d’un horizon menaçant ».

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Shalimar Souffle d’oranger
Eau de parfum 50ml/100 euros, disponible en mai

La Petite Robe noire – Ma Robe plissée
Eau de toilette 30ml/62 euros, 50ml/81,50 euros, 100ml/115 euros, disponible le 1er juin

L’Homme idéal Cool
Eau de toilette 50ml/71 euros, 100ml/98 euros, disponible en mai

Eau de bain
Eau de toilette 125ml/85 euros, disponible depuis avril

Cuir intense
Eau de parfum 125ml/159 euros, disponible en mai

Embruns d’ylang
Eau de parfum 75ml/205 euros, disponible en juin

Cet article provient du site internet : https://www.auparfum.com/de-l-oranger-a-l-ylang-du-cool-au-cuir-guerlain-multiplie-les-nouveautes,4400

17/04/2019 – Thomas Denis a perdu le goût et l’odorat mais pas l’envie !

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CRÉDIT PHOTO MARTINE LAINÉ

Propos recueillis par JAMES ODVART 

Thomas Denis s’est rappelé au bon souvenir des longues chevauchées. Échappé sur les routes de la première étape du Triptyque des Monts et Châteaux (2.2), le sociétaire du Vendée U a eu le loisir d’avaler de nombreux kilomètres en tête de course. Et cette journée passée à l’avant n’a rien d’anodine pour un coureur qui revient de loin après sa terrible chute survenue sur le Tour de l’Avenir 2018 (lire ici).  »J’ai eu une double fracture occipitale à la tête et trois hémorragies au cerveau. Du coup, ça fait drôle et peur. Je n’ai pas de souvenir de la chute, mais depuis, j’ai perdu le goût et l’odorat. Ça laisse des séquelles », explique-t-il à DirectVelo.

Pour parvenir à retrouver son meilleur niveau, Thomas Denis a connu une rééducation qui s’est apparentée à une longue traversée du désert. Pendant plusieurs semaines, il a erré à la recherche du temps perdu et de ses sensations.  »C’est déjà bien revenu. J’ai repris le vélo très tôt, dès octobre. Mais je suis vraiment reparti de zéro. Pour avoir un niveau potable et même pour rouler avec les copains, c’était compliqué. Heureusement, depuis le début de la saison, ça va plutôt bien », apprécie-t-il.  

« LE COUTEAU ENTRE LES DENTS »

Dans ces conditions, Thomas Denis a apprécié passer la journée à l’avant en Belgique. En dépit d’un crédit de près de six minutes d’avance accordé par le peloton, cette échappée en compagnie de Liam Slock (GM Recycling) et de James Fouché (Team Wiggins-Le Col) ne s’est pas avérée être un long fleuve tranquille.  »Avec le vent de face, les relais revenaient très souvent. A cinq ou six, je pense que ça aurait été jouable, même si le peloton ne nous aurait pas forcément laissé autant d’avance. Là, c’était compliqué à trois. On y a laissé pas mal de plumes ». Au final, le coureur originaire de Bignan (Morbihan) n’a jamais réellement pensé à la victoire (voir classement).  »Le mec de la Wiggins y a plus cru que nous. Nous, on était un peu juste. Il nous mettait vraiment mal », souffle-t-il.

Le bilan de la journée est malgré tout positif pour le Breton, qui a pu se rassurer quant à sa condition physique et sa rééducation. Il a pu accumuler de la confiance.  »Ça fait quelques semaines que je suis en galère, donc j’avais besoin de me rassurer au niveau de mes sensations. Prendre une échappée, ça faisait partie des petits objectifs atteignables que je me fixais ». Sur la deuxième étape de ce Tryptique des Monts et Châteaux, un contre-la-montre individuel, ils ne seront que quatre du Vendée U à prendre place sur la rampe de départ. Pourtant, aucun abandon n’a été à déplorer pendant cette première journée.  »L’équipe est sur trois fronts. Il y a aussi le Tour du Maroc et la manche de Coupe de France DN1. Il y a également des blessés. On se retrouve à quatre, mais avec la même envie de briller et d’accrocher des résultats. Il ne faut pas se dire que ça part mal parce que l’on est que quatre. Il faut avoir le couteau entre les dents », conclut-il. 

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16/04/2019 – Les chiens sont capables de détecter le cancer à l’odorat

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Les chiens sont capables de repérer plusieurs types de cancer grâce à leur odorat très développé.

Il existe beaucoup de bons toutous. Certains guident les personnes aveugles dans la rue, d’autres arrivent à renifler les explosifs ou les stupéfiants. En plus de ça, des chercheurs se sont aperçus que les chiens sont aussi capables de détecter le cancer rien qu’à l’odorat, comme le montre une étude présentée ce lundi 8 avril 2019 au congrès de l’American Society for Biochemistry and Molecular Biology (ASBMB). Une odeur caractéristique qu’ils ne remarquent pas en présence de la personne malade mais dans des prélèvements sanguins.

L’équipe a pour cela entraîné 4 chiens de race Beagle à distinguer un échantillon de sang normal de l’échantillon d’une personne atteinte de cancer du poumon. Un des chiens s’est montré totalement démotivé. Mais les trois autres ont réussi à reconnaître les échantillons sains à 97,5% et les échantillons de personnes malades à 96,7%. « Les chiens ont des récepteurs olfactifs 10.000 fois plus puissants que ceux des humains, ce qui les rend sensibles à des odeurs que nous même ne pouvons pas percevoir« , explique l’étude.

La truffe du chien est capable de détecter plus de 10.000 odeurs différentes

Sauver de nombreuses vies

Le meilleur ami de l’Homme pourrait ainsi sauver de nombreuses vies. « Plus le cancer est détecté tôt et plus les chances de survie sont importantes. Un test très sensible pour détecter le cancer pourrait sauver des centaines de vie et changer la façon dont cette maladie est traitée« , suggère Hather Junqueira, la scientifique à la tête de cette étude. Reste encore à identifier quel composé biologique exact les chiens arrivent à sentir. Des tests de dépistage ciblant précisément cette odeur pourraient alors être mis au point. Pour le moment, l’équipe a prévu de lancer une autre étude dans le genre mais sur le cancer du sein cette fois. Elle devrait débuter au mois de novembre 2019.

En France, l’Institut Curie, spécialisé en oncologie, a mis en place une initiative similaire avec le projet KDOG. Deux malinois, Thor et Nykios, ont été dressés dans le but de reconnaître des tissus imbibés par la sueur de femmes souffrant d’un cancer du sein. Ci-dessous, l’entretien L’infirmière et docteur en sciences Isabelle Fromantin, fer de lance du projet KDOG, interrogée par Sciences et Avenir en mars 2017.

« La phase de reconnaissance des échantillons comporte un premier « passage » des chiens devant les échantillons disposés, une pause, puis un second passage. Lors du premier passage, sur 31 échantillons de sueur de patients analysés, 28 sont détectés positivement, soit un taux de réussite de 90,3%. On observe une évolution lors du deuxième passage des chiens, avec cette fois un taux de réussite de 100%« , comme l’explique l’Institut Curie.

Le cancer a-t-il une odeur ?

Le projet commence en 2009 sous l’impulsion d’Isabelle Fromantin, qui rédige alors une thèse sur les plaies causées par le cancer du sein. Elle s’intéresse aux composés organiques volatiles (COV) émis par les plaies. Elle cherche alors à savoir s’il y un lien entre le cancer et l’odeur que peuvent émettre les plaies sur la poitrine. « Des recherches dans la littérature scientifique permettent à Isabelle Fromantin de légitimer l’hypothèse selon laquelle les COV pourraient constituer des biomarqueurs du cancer. En d’autres termes, la tumeur émettrait des composés chimiques caractéristiques qui, une fois identifiés, permettraient de détecter la présence d’un cancer à un stade précoce. » Grâce aux chiens, elle a désormais sa réponse. 

Le dépistage grâce au chien montre de nombreux avantages. En plus de son faible coût comparé aux analyses médicales classiques, il favorise aussi le confort du patient, puisque cette technique est beaucoup moins invasive pour les malades. Et les pouvoirs de la truffe du chien ne s’arrêtent pas là. Il serait aussi capable de reniffler les odeurs émises par les malades lors d’une crise d’épilepsie, comme le montre une étude publiée dans Scientific Report. A terme, des chiens d’assistance pourraient être entraînés à se manifester juste avant qu’une crise ne se produise.

Cet article provient du site internet : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/avec-leur-odorat-les-chiens-arrivent-a-detecter-le-cancer_132933

15/04/2019 – UNE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE POUR CRÉER LE PARFUM PARFAIT

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Givaudan a développé «Carto», un outil combinant IA, écran tactile et robot mélangeur, destiné à aider les parfumeurs dans leur travail créatif.

«Carto», c'est une table équipée d’un écran tactile permettant de créer des formules de manière visuelle et ludique.

Composer un parfum, on s’en doute, n’est pas une mince affaire. Pour le parfumeur, après des années de pratique destinées à former et à développer un «nez», il s’agit de créer des fragrances uniques, qui sauront séduire le public, en se basant à la fois sur son habilité à marier les senteurs, sa connaissance du marché et des nouvelles tendances, mais aussi de ses notions en biologie, car au-delà de l’aspect création, le parfumeur est aussi un scientifique.

Alors ce n’est pas l’ensemble de ce travail que Givaudan entend aujourd’hui remplacer dans le cadre de sa stratégie d’innovation numérique 2020. Par contre, le groupe suisse basé à Genève, leader mondial des fragrances et arômes, entend clairement aujourd’hui réinventer la façon de concevoir les parfums. 

Tout avait commencé en janvier dernier, avec l’inauguration du Digital Factory, un laboratoire d’innovation basé à Paris, près du campus de start-up Station F, l’un des plus grands incubateurs d’idées au monde avec ses 34’000 m2. De cet accélérateur de projets estampillé Givaudan, rassemblant experts, partenaires et clients de la marque du monde entier, sort aujourd’hui «Carto», un outil interactif et intelligent qui n’est donc pas destiné à supplanter le parfumeur mais plutôt à l’aider dans son processus de création et à augmenter son efficacité.

Le «glisser/déposer» du parfumeur

Plus précisément, «Carto», c’est une grosse table inclinable, équipée d’un écran tactile d’environ un mètre de large sur 50 cm de haut permettant de créer des formules de manière visuelle et ludique, et couplée à un robot capable d’aller piocher dans une réserve de plusieurs centaines d’ingrédients, afin de concocter très rapidement une première ébauche de fragrance. 

Le tout étant dopé par une intelligence artificielle chargée de proposer au parfumeur de nouvelles pistes en lui suggérant par exemple d’ajouter certains ingrédients pour orienter sa formule dans une direction qu’il n’aurait peut-être pas songé à explorer.

Mais pour jauger de l’efficacité d’un tel outil, mieux vaut d’abord comprendre le processus de création du parfumeur. 

L’IA propose au parfumeur de nouvelles pistes en lui suggérant par exemple d’ajouter certains ingrédients pour orienter sa formule. Photo: DR

«Imaginez un bureau envahit d’échantillons et de différents produits, avec une présence très marquée du parfum à l’étude dans le bureau, nous explique Quentin Gouedard, directeur de l’innovation du groupe… Le parfumeur élabore habituellement ses formules sur un tableur traditionnel avant de devoir passer par tout un processus au moment d’établir un échantillon, impliquant un certain nombre de personnes qui, de surcroît, ne peuvent pas réaliser plus qu’une quantité donnée d’échantillons par jour… Ça prend du temps et, bien entendu, c’est une opération qui a un coût. Là, sur votre écran tactile, vous allez pouvoir déplacer des ingrédients virtuels dans une formule et la machine va par exemple vous suggérer un dosage en fonction de la puissance des échantillons, avant que le robot mélangeur vous sorte un parfum en moins de 3 minutes, un peu comme votre imprimante de bureau avec une série de feuilles. C’est une solution qui permet de tester immédiatement différentes pistes olfactives et d’explorer de nombreuses directions de manière efficace».

S’affranchir des tâches rébarbatives

Alors qu’il s’agisse de parfumerie dite ménagère (savons, cosmétiques, lessive…) ou de parfumerie fine, dont la seule fonction est de faire sentir bon la personne qui les porte, «Carto» offre déjà un gain de temps substantiel. Mais ce n’est pas tout. Le métier de parfumeur est aussi parfois jalonné de tâches répétitives ou rébarbatives. «On se retrouve par exemple parfois confronté à des changements de lois, avec des ingrédients brusquement interdits, continue Quentin Gouedard. 

Le parfumeur doit alors reprendre la formule historique et la retravailler afin qu’elle reste compatible olfactivement tout en rendant le produit conforme à la nouvelle régulation. C’est une étape où l’aspect créatif est totalement absent et pour laquelle les parfumeurs ont peu d’intérêt. Mais nos algorithmes parviennent maintenant à très bien se charger de ces tâches».

Qu’on se rassure, ce n’est pas donc demain que l’on trouvera chez notre revendeur préféré un parfum estampillé «Entièrement fabriqué à l’intelligence artificielle». 

«Même si «Carto» nous aide beaucoup dans notre travail, explique Calice Becker, parfumeuse et directrice de l’Ecole de parfumerie de Givaudan, nous permettant de faire bien plus d’expériences qu’à l’heure actuelle et de doser nos formules de manière très performante, nous, parfumeurs, continuons à apporter la touche créative, c’est à dire l’élément le plus important qu’aucun système ne peut remplacer».

Alors quel avenir pour cette machine? Déployée dans tous les centres de création de la multinationale genevoise – Paris, São Paulo, Singapour ou encore New York – «Carto» est pour l’instant destinée à aider le groupe à définir les directions à explorer en termes d’innovation, une fois que les parfumeurs qui l’ont aujourd’hui entre les mains auront donné leur feedback. 

«Carto» pourrait aussi être enrichi de données supplémentaires, basées sur la façon dont les consommateurs perçoivent les différentes fragrances afin d’aider les parfumeurs à affiner leurs accords créatifs. «En attendant, de nombreux autres projets sont en cours au sein de la Digital Factory», précise Quentin Gouedard. (Le Matin)

Cet article provient du site internet : https://www.lematin.ch/high-tech/Une-intelligence-artificielle-pour-creer-le-parfum-parfait/story/30622942