Les égyptiens vont « exploiter » les fragrances sous toutes ses formes :religieuse, funéraire, médicale, corporelle et festive.« Tu enchantes par ton odeur le cœur des Dieux ». Les égyptiens honorent leur mort en parfumant leur corps momifié d’essences subtiles et rares. Le Parfum présente donc dès son origine une implication religieuse indiscutable. Car le défunt va devenir à sont tour un « Parfumé » immortel. Les égyptiens pensent que tout ce qui est odoriférant est désigné comme « la transpiration de Dieu ».
Pour embellir la vie, les égyptiens parfument les banquets et honorent leurs épouses : « Si tu es un homme raisonnable et accompli, aime ta femme avec sincérité et loyauté, …, et sache que les parfums sont les meilleurs des soins pour son corps ».La fin de la civilisation égyptienne entraîne dans son sillage une écume évanescente de parfum. Le parfum vit ses heures les plus moroses durant l’époque médiévale. Les grandes cours européennes (principalement italienne et française) utiliseront le parfum afin de masquer ou détruire les odeurs des latrines…
Le parfum est alors un produit de luxe car les artisans utilisent 100% d’essences naturelles importées de pays lointains et donc onéreuses.La chimie et l’invention des notes synthétiques au 19ème siècle vont bouleverser ce métier artisanal pour devenir l’industrie que nous connaissons aujourd’hui.
Au 20ème siècle, Mademoiselle CHANEL utilisera pour la première fois des notes animales et synthétiques.
Le fameux N°5 est né. Une industrie planétaire voit le jour.
Désormais, des sociétés comme HBES proposent de parfumer des bureaux, espaces de vente, parkings, ...