07/09/2017 – Le Puffin de Scopoli, une espèce de Méditerranée qui hiverne dans l’Océan Atlantique, utilise l’odorat pour se guider en l’absence de repères visuels.

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07/09/2017 – Comment les oiseaux migrent-ils ?

Septembre est le mois de migration pour les oiseaux de nos contrées. Hirondelles, rapaces, petits échassiers, fou de bassan… tous partent à la recherche de nourriture sous un climat plus clément. Explications avec Jérémy Dupuy, ornithologue à la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

Y a-t-il différentes façons de migrer chez les oiseaux ?

Jérémy Dupuy : Toutes les espèces peuvent avoir un comportement migratoire à l’arrivée du froid. Ils se déplacent le plus souvent de l’hémisphère nord vers le sud, pour atteindre des territoires où ils trouvent de la nourriture. Il existe cependant des différences entre les espèces. L’hirondelle rustique se caractérise par une « migration totale ». L’ensemble de sa population, qui niche en Europe occidentale, migre à l’automne au sud du Sahara où les insectes abondent. Puis elle revient au printemps pour nicher.

D’autres espèces sont des « migrateurs partiels », une partie de la population migre tandis que l’autre est sédentaire. Il s’agit par exemple du milan royal. Ceux qui nichent en France ne migrent pas contrairement aux spécimens d’Europe du Nord qui arrivent en France ou en Espagne les premiers froids venus.

Comment les oiseaux se déplacent-ils ?

J. D. : Suivant les espèces, les oiseaux adoptent différentes façons de se déplacer. Les planeurs comme les cigognes ou les rapaces utilisent le vol à voile. Ils se laissent porter par les courants d’air chaud. Ce mode de transport nécessite peu d’énergie et donc peu de réserves en graisse. Mais il est contraignant car ces oiseaux ne peuvent migrer que sur terre et quand il fait beau. Il n’existe pas d’ascendance thermique au-dessus de la mer ou des océans. Ils partent donc au cœur de l’été. Le choix de la direction du sud leur est inné. Ensuite, ils sont guidés par des repères dans le paysage : relief, ville, traits côtiers, fleuve…

Les migrateurs nocturnes, comme les passereaux, les fauvettes ou les merles, adoptent une autre façon de voyager. Ils utilisent des repères célestes comme les étoiles pour se guider. Ces petits oiseaux se déplacent la nuit car il y a moins de prédateurs.

Troisième option, la migration en famille, à l’exemple des oies ou des grues. Les jeunes oiseaux partent pour la première fois après leur naissance avec leurs parents. Ces derniers vont leur montrer le chemin jusqu’à destination en passant par les haltes migratoires pour se reposer et manger. Un apprentissage qui sera reconduit de génération en génération.

Que dire en particulier des oiseaux marins ?

J. D. : Les oiseaux marins, qui ne reviennent à terre que pour nicher, migrent de la même façon que leurs congénères terrestres. Citons l’océanite tempête qui niche en Europe de l’Ouest et migre vers les eaux au large de l’Afrique du Sud en septembre-novembre ou encore le fou de bassan qui quitte notamment la Bretagne pour rejoindre le large du Sénégal.

L’observation en mer est plus compliquée mais nous disposons d’un outil révolutionnaire pour suivre ces animaux dans leurs pérégrinations, le traceur GPS miniature. Installé sur leur dos et attaché à leurs ailes, ce capteur qui fonctionne à l’énergie solaire permet de récolter des données sur les routes empruntées et la vitesse de progression même au milieu de l’océan.

Ainsi, selon une étude qui vient d’être publiée dans Scientific Reports, on a découvert que les Puffins de Scopoli, une espèce de Méditerranée qui hiverne dans l’Océan Atlantique, utilise l’odorat pour se guider en l’absence de repères visuels.

Ces oiseaux marins « procellariiforme », comme l’albatros, ont une caractéristique particulière, une narine tubulaire sur le bec qui leur permet d’expulser le sel de l’eau de mer. Nous savions déjà que leur odorat, très développé, leur servait à détecter poissons et crustacés.

 

06/9/2017 – Dis-moi comment tu te parfumes, je te dirais qui tu es

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06/9/2017 – Dis-moi comment tu te parfumes, je te dirais qui tu es

Se parfumer : un geste quotidien voire routinier et pourtant si révélateur de la personnalité. Du moins c’est ce qu’Aptar, leader mondial des systèmes de distribution dans le secteur cosmétique et de la parfumerie, a souhaité démontrer. Cette société a développé un Codex qui tend à définir les différentes façons de se parfumer : une manière ludique pour elle de sensibiliser les marques aux produits qu’elle propose

Si s’appliquer du parfum relève du mouvement le plus basique pour le commun des mortels, chez Aptar, c’est tout le contraire. En effet, Sabine Bouillet-Lubot, Strategic Marketing Manager Fragrance explique « qu’il existe mille et une façon de se parfumer, en fonction de différents paramètres. Notre travail est de renouveler cette gestuelle et de la ré-enchanter ».
Parties de ce principe, Sabine Bouillet-Lubot et ses équipes ont démarré une étude qui a duré trois ans, de São Paulo jusqu’à Séoul. Le but ? Essayer de voir si les techniques de parfumage étaient différentes en fonction des âges, du sexe et même de l’ethnie.
C’est à la suite des résultats de l’étude, aussi divers que variés, que l’idée de compiler les différents mouvements liés à l’application du parfum a germé dans la tête des équipes d’Aptar.

LE CODEX DES GESTUELLES

Derrière ce nom mystérieux, se cache un lexique. Premier dictionnaire du genre, les termes que l’on retrouve sont des néologismes que l’on doit à Aptar dans sa démarche de caractériser toutes les façons que l’humain a de vaporiser son eau de toilette.
On y retrouve des définitions comme :
Débrumer : action de tapoter vigoureusement le visage de parfum, lors de la toilette, afin de sortir de l’état de somnolence matinale. L’équivalent d’un expresso très serré.
Ennuager : transformer la fragrance en nuage pour mieux se plonger dedans afin d’être entièrement imprégné. Un bonheur …s’ennuage.
Déliprécis : se dit d’une personne qui cible avec délicatesse des points précis tels que l’arrière des oreilles jusqu’à la nuque, les poignets, les creux du coude…pour y retenir le parfum.
Smelfie : cliché olfactif, action de sentir son poignet une fois ce dernier imprégné de parfum.

Le but du Codex est aussi un moyen de mettre en valeur l’expertise du groupe. Ainsi, Aptar entend montrer aux marques que la création d’un parfum passe également par le mode de distribution. Effectivement, un effet brume ou un jet plus franc participe sans conteste à l’aura autour du produit ainsi qu’à l’expérience sensorielle du consommateur.

Disponible sur Internet, ce petit précis de parfumage, glamour et décalé s’adresse aussi bien aux amateurs du genre qu’aux néophytes mais également à tous ceux qui souhaitent décrypter la façon dont ils se parfument. Le Codex des Gestuelles s’inscrit dans le projet Rituels, présenté au Grand Musée du Parfum, qui réunit la photographie et la vidéo autour des souvenirs du parfumeur Jean Ellena.

http://www.observatoiredescosmetiques.com/pro/actualite/lactualite-des-cosmetiques/dis-moi-comment-tu-te-parfumes-je-te-dirais-qui-tu-es-4624

05/09/2017 – Twilly, le nouveau parfum Hermès des jeunes filles impertinentes

05/09/2017 – Twilly, le nouveau parfum Hermès des jeunes filles impertinentes

A l’heure où toutes les maisons de beauté imaginent des jus gourmands à souhait pour leur clientèle plus jeune, la maison Hermès, elle, leur dédie Twilly et sa note à peine sucrée, très chic…

En ceinture sur un jean taille haute, dans les cheveux, en foulard autour du cou… La maison Hermès sait mieux que personne à quel point les filles d’aujourd’hui aiment s’amuser à porter de mille et une manières leur carré iconique. C’est donc tout naturellement que pour continuer à « tisser le lien entre la maison et ces jeunes filles libres, connectées, audacieuses… » mais lassées par la tendance des parfums sirupeux, que le nez maison, Christine Nagel a planché sur un parfum autour de trois ingrédients : « le gingembre, la tubéreuse et le santal, soit de la fraîcheur, du mystère et du bois. Trois matières classiques qui, mixées différemment, deviennent du mordant qui brûle, de l’attraction qui trouble, du charnel qui se dévoile… » Dernier petit détail à garder, pour mieux le détourner ensuite : le spaghetti de soie, bien noué comme un foulard autour du flacon de Twilly.

 

04/09/2017 – Les oiseaux de mer s’orientent notamment à l’odorat.

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04/09/2017 – Les oiseaux de mer s’orientent notamment à l’odorat.

L’odorat joue un rôle clef dans la navigation des oiseaux de mer sur de longues distances, confirme une étude réalisée sur des Puffins de Scopoli, une espèce qui vit en Méditerranée.

L’odorat joue un rôle clef dans la navigation des oiseaux de mer sur de longues distances, confirme une étude réalisée sur des Puffins de Scopoli, une espèce qui vit en Méditerranée.

Deux expériences récentes avaient déjà mis en avant l’importance de l’olfaction dans les longs déplacements au dessus de l’eau de certains oiseaux migrateurs. Menées sur des Puffins cendrés et sur des Puffins de Scopoli dont on avait neutralisé provisoirement l’odorat, elles avaient mis en évidence leurs difficultés à rentrer chez eux lorsqu’ils étaient privés de ce sens. Mais pour les besoins de l’expérience, les oiseaux avaient été déplacés par l’homme avant d’être relâchés en pleine mer, relèvent les auteurs de l’étude publiée dans Scientific Reports.

Photo – Droits Réservés

« Certains commentateurs se demandaient de ce fait si les oiseaux se seraient comportés de la même façon s’ils n’avaient pas été déplacés artificiellement », indique le principal auteur de l’étude, Oliver Padget, du département Zoologie de l’Université d’Oxford (Royaume Uni).

Ils s’interrogeaient aussi sur le fait de savoir si la neutralisation de l’odorat n’avait pas touché une autre fonction, par exemple la motivation de l’oiseau à regagner ses pénates ou sa capacité à trouver de la nourriture.

L’équipe réunissant des chercheurs des Universités d’Oxford, de Pise et de Barcelone, a décidé de procéder autrement, en respectant le déplacement naturel des oiseaux.

Ils ont observé les trajets libres de 32 Puffins de Scopoli (Calonectris diomedea) habitant près des côtes de Minorque, une île des Baléares (Espagne). Ces oiseaux avaient été préalablement équipés de traceurs GPS miniatures.

L’expérience a été menée en été, lorsque ces oiseaux migrateurs, qui hivernent dans l’Océan Atlantique, font leur nid dans les crevasses et les grottes des côtes rocheuses de Minorque et sont en période de couvaison.

Les oiseaux ont été divisés en trois groupes. Dans le premier, les Puffins ont subi un lavage des muqueuses nasales avec une solution de sulfate de zinc, ce qui a eu pour effet de les priver temporairement de leur odorat. Dans le second, les oiseaux étaient équipés de petits aimants. Le troisième était le groupe de contrôle.

Tous les oiseaux de l’expérience sont allés chercher de la nourriture (poissons, crustacés) normalement vers les lointaines côtes catalanes pour des voyages de 3 à 10 jours. Ils ont tous pris du poids et sont retournés au nid.

Les priver de leur odorat n’a donc pas supprimé leur envie de revenir vers leur nid ni leur capacité à trouver des ressources alimentaires de façon efficace, soulignent les chercheurs.

Mais le voyage retour des Puffins privés d’odorat a été singulier. « Au lieu de s’orienter correctement vers leur colonie, ils ont adopté une direction bizarrement toute droite au dessus de la mer, comme s’ils suivaient la flèche d’une boussole pour s’éloigner de leur lieu de pêche sans rafraîchir leur position », selon l’université.

Leur orientation s’est nettement améliorée lorsqu’ils se sont approchés des côtes de Minorque. Cela suggère que lorsqu’ils ne sentent rien, « les Puffins utilisent des repères visuels du paysage pour guider leurs mouvements », note l’étude.

En revanche lorsqu’ils sont au dessus de la mer ou de l’océan et loin de toute terre, « les oiseaux doivent consulter une carte olfactive », concluent les chercheurs.

Mais que sentent-ils? Une étude de 2005 a montré que certains oiseaux de mer appartenant au même ordre que les Puffins étaient sensibles au sulfure de diméthyle (DMS), un composé organosulfuré produit par le phytoplancton. Toutefois, cela n’a pas été testé sur les Puffins de Scopoli.

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31/08/2017 – Ça sent quoi, le propre ?

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31/08/2017 – Ça sent quoi, le propre ?

Ou comment les marques de lessive essaient de nous convaincre que le propre, ça a une odeur.

Qui n’a jamais eu la sensation, en sentant l’odeur du linge propre, de vivre dans l’ordre et l’harmonie ? L’industrie mondiale du détergent, qui rapporte chaque année 60 milliards de dollars (Euromonitor 2012), englobe lessives en poudre, liquide et adoucissants. Le marché est dominé par quelques mastodontes comme Procter & Gamble, Unilever ou Henkel. A grand renfort de publicité, mais pas que, ces marques de lessive ont réussi le pari de la nostalgie, de l’image des draps qui flottent au vent et de l’harmonie avec la nature. «Cela tient à l’imaginaire inventé par les lessiviers, avec la Mère Denis qui fait flotter son linge au vent, dans un air propre et non pollué», précise le philosophe du corps Bernard Andrieu. «L’odeur du linge apaise tant physiquement que psychologiquement, c’est une sorte d’osmose, détaille-t-il. Sentir le propre repose sur une association olfactive entre la propreté et la fraîcheur de la nature.»

Pour nous procurer cette sensation rassurante et apaisante, les industriels utilisent différentes senteurs comme la lavande, le jasmin, le thym, l’eucalyptus ou le citron. «Nos choix de lessive se font par les vertus, thérapeutiques, antiseptiques, antibactériennes, hygiéniques, nettoyantes qu’on leur prête. Les lessiviers font appel, à l’aide de ces parfums, à notre inconscient en sélectionnant des vertus utilisées par des aromathérapeutes», détaille Annick Le Guérer, anthropologue et historienne du parfum auteur de nombreux ouvrages, dont Les pouvoirs de l’odeur (1988), et Le parfum des origines à nos jours (2005) aux éditions Odile Jacob.

«La mémoire collective des peuples»
Patrice Bellon, président de la Société française de cosmétologie, rappelle que les effets des parfums varient selon les individus : «Dans la culture française nous lions la lavande à la notion de propreté, tandis que ça peut être la javel pour les Allemands par exemple. Les parfumeurs convoquent la mémoire collective des peuples.» Pour obtenir des tendances applicables au plus grand nombre, les parfumeurs testent des senteurs sur un panel. Pour évaluer le ressenti du groupe plusieurs moyens sont possible : le questionnaire verbal, évaluer le rythme cardiaque ou l’expression corporelle. La corrélation de tous ces comportements permet de définir une tendance sur l’émotion déclenchée par un parfum. Vient ensuite la généralisation de ces enseignements au plus grand nombre.

 

Le Guérer, Andrieu et Bellon parlent tous de «sensation», «d’impression», de «marketing» car les lessiviers n’utilisent pas des arômes naturels mais synthétiques qui font que l’utilisateur de détergent est porté par un sentiment illusoire d’hygiène et bien-être. Cette sensation de propre est une illusion, mais elle a tellement bercé nos imaginaires depuis les années 30 que cette «odeur de sainteté» a également inspiré les grandes marques de l’industrie du luxe et de la cosmétique, et que «les parfums aux notes 
de tee-shirt propre ou de drap chauffé au soleil ont le vent en poupe», note le Temps. «Cette fraîcheur de propre qui tient est souvent composée de molécules d’aldéhydes ou de muscs blancs. Les aldéhydes ont la particularité de sentir le fer chaud et les muscs blancs», détaille pour le quotidien suisse Pierre Aulas, directeur du développement olfactif de Thierry Mugler et Azzaro Parfums. «Cette nouvelle génération de muscs de synthèse, organiques et sensuels a une connotation de peau propre. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont souvent massivement utilisés dans les lessives», conclut le nez.

 

http://www.liberation.fr/france/2017/08/26/ca-sent-quoi-le-propre_1590542

30/08/2017 – PERTE d’ODORAT, perte de cognition ?

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30/08/2017 – PERTE d’ODORAT, perte de cognition ?

La perte de l’odorat a déjà été documentée comme un symptôme précurseur de la maladie d’Alzheimer mais cette étude canadienne va plus loin : des tests de reconnaissance des odeurs pourraient-ils permettre de détecter un déclin cognitif voire de suivre l’évolution de la maladie d’Alzheimer chez les patients atteints ? Ces travaux de l’Université McGill présentés dans la revue Neurology permettent en effet de penser qu’un simple test d’odorat pourrait même permettre de détecter et suivre l’évolution de la maladie avant même l’apparition des premiers symptômes, chez les personnes à risque élevé.

La proposition répond bien évidemment à l’absence de test de détection simple et précoce de la maladie d’Alzheimer et au besoin de traiter bien avant l’apparition des symptômes cognitifs. Or plusieurs études ont déjà confirmé qu’une diminution des capacités olfactives peut indiquer le développement de troubles cognitifs, car significativement associée à une perte de fonction des cellules du cerveau et à la progression de la maladie d’Alzheimer. Enfin, le bulbe olfactif (qui participe à l’odorat) et le cortex entorhinal (qui intervient dans la mémoire et la reconnaissance des odeurs) comptent parmi les premières structures cérébrales touchées par la maladie d’Alzheimer.

 

Ici, la recherche est menée auprès de 300 participants âgés de 63 ans en moyenne et à risque élevé de développer la maladie d’Alzheimer. Ces participants ont été invités à effectuer des tests à choix multiple consistant à gratter et à sentir des timbres odorants afin de reconnaître différentes odeurs. 100 participants se sont également portés volontaires pour subir régulièrement des ponctions lombaires afin de mesurer les concentrations de diverses protéines liées à la maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalorachidien.

L’analyse de ces données montre que la difficulté à reconnaître les odeurs est associée à des niveaux élevés de biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer.

 

« Un simple test de reconnaissance des odeurs pourrait donc nous renseigner sur l’évolution de la maladie, tout comme le font actuellement certains tests beaucoup plus invasifs et coûteux portant sur l’analyse du liquide céphalorachidien », conclut me Pr Judes Poirier, directeur du Programme de recherche sur le vieillissement, la cognition et la maladie d’Alzheimer de l’Institut Douglas et coauteur de l’étude. Certes des études beaucoup plus poussées seront nécessaires pour déterminer avec précision la nature du lien entre la perte de la capacité à reconnaître les odeurs au fil du temps et l’évolution de la maladie. Mais une nouvelle piste de recherche est ouverte, non invasive et capable de détecter la maladie avant l’apparition des premiers symptômes.

 https://www.santelog.com/actualites/perte-dodorat-perte-de-cognition
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